Les meilleures criques cachées de la Côte d'Azur ne s'annoncent pas sur la route : elles se méritent au bout d'un sentier ou se rejoignent en bateau, loin des plages bondées de l'été. Entre Théoule-sur-Mer et Menton, huit d'entre elles valent le détour pour leur eau turquoise et leur tranquillité relative. Un comparateur juste après liste leur accès, leur niveau de difficulté et leur affluence habituelle, de quoi repérer la vôtre avant de passer aux détails pratiques.
Les criques cachées à pied : de Théoule à Menton
À Théoule-sur-Mer, le parc départemental de la Pointe de l'Aiguille déroule ses sentiers balisés entre pins parasols et rochers rouges de l'Estérel, jusqu'à de petites criques de galets que la plupart des vacanciers ratent faute de connaître le chemin. Comptez une vingtaine de minutes de marche depuis le parking du parc, sur un sentier facile mais irrégulier par endroits.
Sur la commune du Cap d'Ail, la crique de la Mala se love au pied d'une falaise, entre galets blancs et cabanons de pêcheurs, au bout d'un escalier de plusieurs centaines de marches depuis la route. La remontée surprend souvent les moins entraînés, mais l'eau bleu turquoise récompense l'effort dès les premiers mètres.
Plus loin, le sentier du littoral qui contourne la pointe Saint-Hospice, sur la presqu'île de Saint-Jean-Cap-Ferrat, mène à la plage de Paloma en longeant des jardins privés bien entretenus. Le tracé, presque plat, convient aux familles et débouche sur du sable fin, une rareté sur un littoral surtout composé de galets.
À l'autre bout du département, le sentier Le Corbusier qui longe le cap Martin depuis Roquebrune débouche sur la crique du Buse, un mouchoir de galets coincé entre les rochers et une eau très claire. Prévoyez de bonnes chaussures : racines et pierres rendent le sol glissant par endroits.
Comparateur des 8 criques cachées : accès, difficulté, affluence
Avant de choisir votre prochaine escapade, ce tableau réunit les huit criques présentées ici avec leur mode d'accès, leur niveau de difficulté et leur affluence habituelle en haute saison.
| Crique | Zone | Accès | Difficulté | Affluence |
|---|---|---|---|---|
| Pointe de l'Aiguille | Théoule-sur-Mer | Sentier, 20 min | Facile | Moyenne |
| Plage de la Mala | Cap d'Ail | Sentier, longue volée de marches | Difficile | Élevée en été |
| Plage de Paloma | Saint-Jean-Cap-Ferrat | Sentier littoral, plat | Facile | Moyenne |
| Crique du Buse | Roquebrune-Cap-Martin | Sentier Le Corbusier | Moyen | Faible |
| La Gardiole | Cap d'Antibes | Bateau ou rochers | Moyen | Faible |
| Anses du Dragon | Île Sainte-Marguerite | Bateau uniquement | Facile sur place | Faible |
| Calanque du Maubois | Le Trayas, Estérel | Bateau uniquement | Facile sur place | Très faible |
| Crique des Graniers | Saint-Tropez | Bateau ou voilier | Facile sur place | Faible |
Pour une première sortie sans bateau, la Pointe de l'Aiguille et la plage de Paloma restent les valeurs sûres : sentier court, peu de dénivelé et affluence encore raisonnable hors juillet-août.
Les criques accessibles seulement en bateau : de l’Estérel à Saint-Tropez
Au cap d'Antibes, la crique de la Gardiole se cache derrière la pointe de la Garoupe et ne se révèle vraiment qu'en longeant la côte en bateau, ou en s'aventurant sur les rochers depuis le sentier du littoral aux heures de mer calme.
Au large de Cannes, les anses du Dragon creusent la face nord de Sainte-Marguerite de petites failles rocheuses aux eaux limpides, loin des plages plus fréquentées de l'île. Une navette régulière relie le débarcadère de Cannes à l'archipel de Lérins, avec plusieurs autres criques accessibles à pied une fois sur place.
Entre Saint-Raphaël et Théoule, la calanque du Maubois, au pied du Trayas, marie galets rouges et falaises ocre de l'Estérel, un décor que seuls les bateaux et les kayaks atteignent facilement, la route littorale ne laissant qu'un aperçu depuis les hauteurs.
Près de Saint-Tropez, la crique des Graniers reste réservée aux plaisanciers : sable fin et galets, fond qui descend en pente douce, et une tranquillité rare à quelques encablures d'une ville souvent bondée l'été.
Chaussures, eau et meilleure période : bien préparer sa sortie
La plupart de ces criques alternent sable fin et galets selon la marée, mais des chaussures d'eau restent utiles sur la majorité d'entre elles, la Mala et la crique des Graniers en tête. Emportez votre eau et votre pique-nique : les criques accessibles à pied n'ont ni point de restauration ni fontaine, et celles qui se rejoignent en bateau encore moins.
Juillet et août multiplient la fréquentation sur les criques accessibles à pied, en particulier la Mala et Paloma, prises d'assaut dès 10 heures. Mieux vaut caler sa venue en juin ou en septembre, quand l'eau reste chaude et les sentiers plus calmes. Pour les criques en bateau, il faut aussi surveiller la météo marine : la houle d'après-midi complique souvent l'accostage sur ces rivages sans port ni digue.
Le sel et le soleil restent les seuls compagnons obligés de ces criques : casiers, douches et surveillance de baignade y sont rares voire absents. Une bouteille d'eau, une crème solaire et un départ matinal suffisent la plupart du temps à transformer la sortie en moment à part, loin des plages aménagées du littoral.
Pour aller plus loin
- Le comparatif des plages de l'archipel de Lérins, pour organiser une traversée en navette depuis Cannes
- Un outil pour repérer les périodes les moins fréquentées et caler sa visite hors juillet-août


